Publié par : reveflexion | juillet 3, 2011

Comme l’eau, vivre !


ruisseauCette semaine : formation sur comment être à son meilleur. Pas d’histoire de comment utiliser les dernières technologies, s’organiser, ou communiquer avec les équipes mais un peu de réflexions sur notre comportement d’humain.

Tout d’abord le concept de fluidité. Réflexion classique sur un moment agréable, on se le rappelle mais on va plus loin : Pourquoi était il agréable? Quelles ont été les conséquences? Et déjà malgré nous on a les yeux qui brillent, on ne voit plus le temps passer. L’idée alors n’est pas d’amplifier cet état pour le retrouver et l’appliquer à la situation existante mais simplement de garder à l’esprit qu’un tel état existe, que nous l’avons déjà tous vécu, et que dans cet état on est plus concentré, plus en phase, bref tout coule de source.

Maintenant passons à l’opposé, et là ça devient plus subtil car cela met en œuvre des mécanismes complexes de justification pour nous protéger de notre autotrahison. L’autotrahison qu’est ce que c’est? C’est la trahison d’un des moments agréables précédents. Tout se passe dans notre cerveau. Dans la partie de notre cerveau qui réfléchi, le cortex, nous avons une vision claire de ce qui serait bon de faire. Mais, la partie plus instinctive, la partie limbique, parcequ’on a peur, faim, soif, sommeil nous provoque un automatisme de défense et de fuite, . On rentre alors de plein pied dans ce qu’on appelle « la boite », en se racontant des histoires pour justifier notre attitude. Pour tromper notre cortex nous créons nous même le piège dans lequel nous nous prenons et dont il est quasiment impossible de sortir.

Une fois qu’on a compris ces mécanismes, il est intéressant de voir l’impact que cela a sur nos relations avec les autres. En effet, lorsque quelqu’un est dans la boite il met très facilement quelqu’un d’autre dans une boite et on se trouve alors à mille lieux de la fluidité. Reproches réciproques, animosité, et tensions deviennent alors notre pain quotidien, ce qui en plus d’être contreproductif est surtout désagréable pour chacun d’entre nous.

Mais alors comment fait on pour sortir de la boite? Ce n’est pas simple. Voici la liste de ce qui ne marche PAS (cf. Sortir de la boite, Arbinger) : essayer de changer l’autre, faire de son mieux pour supporter les autres, partir, communiquer, mettre en pratique des compétences et des techniques nouvelles, changer ses comportements. Pourquoi cela ne marche pas? Tout simplement parceque quand on essaye d’appliquer ces « techniques », ce n’est pas de sa propre boite dont on s’occupe mais de celle de l’autre. Et vouloir faire sortir quelqu’un de sa boite ça va forcement de paire avec je suis moi même dans la boite.

Donc pour sortir de la boite il faut se reprogrammer, éveiller sa curiosité face à toutes les situations, et surtout s’occuper de sa propre boite avant celle des autres. Sur le chemin de la fluidité ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières.

Publié par : reveflexion | juin 26, 2011

GAME over


Qui a dit que les jeux étaient réservés aux enfants?

Actuellement sur un projet d’audit de sécurité, je viens d’apprendre un nouveau mot. Dans le système de sécurité français, c’est le « GAME » (Globalement Au Moins Equivalent) qui fait foi; de quoi s’attendre à de bonnes parties de jeux…

Globalement,cela signifie que toute modification apportée à un système en exploitation doit offrir un niveau global de sécurité au moins équivalent à celui de systèmes déjà existants, réputés fiables. Ainsi, on s’assure que le degré de sécurité reste stable et ne peut qu’aller en s’améliorant : l’idée est de ne jamais revenir en arrière !

Là où ça se complique c’est quand nous agissons avec des ressources limitées (n’oublions pas que nous vivons sur une petite planète). En effet, le jour où l’on s’engage sur de nouveaux critères de sécurité, mieux vaut anticiper dans le même temps toutes les évolutions possibles de notre système en exploitation, au risque de voir son budget sécurité exploser ou, pire encore, ne pas être en mesure de respecter les critères sur lesquels, précisément, l’on venait de s’engager.

Du coup en face du GAME français on retrouve le ALARP (As Low As Reasonably Practicable) anglais. Une approche beaucoup moins idéaliste mais bien plus pragmatique. En effet ce principe admet que tout système possède une certaine probabilité de défaillance. Le principe ALARP consiste alors à évaluer le risque (gravité, fréquence) que représente cette occurrence, ceci, en intégrant  e coût de la mise en oeuvre des actions de  éduction.

A dires d’experts, les deux systèmes convergeraient. Mais il semblerait plutôt que l’un converge vers l’autre, qu’ils convergent l’un et l’autre. En effet le système français confronte sa substantielle théorie à la  pratique,avec des engagements d’équivalences utopiques, que les opérationnels mettent en
application aussi « raisonnablement que possible ».

Le GAME ne serait en fait qu’un ARLAP avec un masque de bonnes intentions!

Publié par : reveflexion | juin 20, 2011

L’Etat de mon squelette


Peut-on imaginer un homme sans squelette ? Pourquoi pas, mais alors voilà trois fonctions fondamentales qui disparaissent : le soutien, la protection et le mouvement. Nous nous effondrions sur notre propre poids, nos tissus mous et particulièrement notre cerveau  ne résisteraient même pas aux déjections d’oiseaux, quant à nos déplacements : plus possible d’enjamber les difficultés.

Alors quand on me parle de l’Etat comme d’un squelette pour la société je m’y retrouve. Il est là, on ne le sent pas. Ni trop pesant, ni trop léger. On n’y fait pas attention mais il est pourtant indispensable. Alors oui, bien sur parfois on aimerait qu’il ne soit pas la pour pouvoir tourner notre tête à 360 : on serait tellement plus opérationnel sans ce squelette et ses lois!

Mais a-t-on pensé au risque de se marcher sur la tête?

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